La population de La Réunion
L’une des grandes forces de La Réunion repose sur sa population. Au-delà des clichés multiraciaux, la population réunionnaise démontre au fil de son histoire sa capacité et surtout sa possibilité de vivre ensemble. Oui, différence peut rimer avec tolérance. Le principal atout de cette population est de s’être modelée autour d’une même identité.
Etre créole, c’est être né à La Réunion, c’est parler créole, manger créole, habiter créole… Une identité façonnée par les différentes communautés qui ont su défendre leur particularité. Il y a les « gros blancs »,
descendants des colons riches. Les « petits blancs », essentiellement présents dans les hauts.
Les « cafres », les descendants des esclaves noirs. Les Malabars ou tamoul, Indiens de religion hindoue descendants des engagés sur les plantations. Les « Zarabes », descendants des Indiens musulmans arrivés au début du siècle comme négociants de commerce. Les Chinois descendants des travailleurs agricoles et les « Zoreils », les métropolitains installés à La Réunion.
La société réunionnaise est alors le théâtre d’une société aux mille visages, aux mille sourires.
Chaque communauté respecte la religion des autres. On croise au fil des balades sur l’île une église chrétienne, un temple hindouistes, une mosquée musulmane, un temple chinois ou un culte familial africain et malgache.
Un tour du monde des fêtes religieuses se déroule sur l’île. Quel spectacle la marche dans le feu des hindous ! Leur fête de la lumière (Dipavali) est une autre occasion de tomber dans un bain de couleur. Le Nouvel An chinois permet au dragon de sortir dans les rues, Noël est fêté quasiment par tout le monde…
Chaque fête est l’occasion de découvrir la cuisine créole, une cuisine métissée. Le plat traditionnel est le cari que l’on peut faire au poulet, aux crevettes, au thon, aux saucisses. La base est l’épice le curcuma ou « safran péi ». Mijoté au feu de bois et accompagné à sa présentation à table par le grain (lentilles, pois du cap) et les brèdes (sorte d’épinard), le cari est la base de tout bon repas créole.
En savoir davantage sur les fêtes religieuses à La Réunion.
Une de mes spécialités réunionnaises préférées est le rougail saucisse. Un vrai grand bonheur. Au moment de mon passage du Cap Horn lors de mon tour du monde à contre-courant, j’ai dégusté ce plat. Toute La Réunion était avec moi à bord ! J’avais l’impression d’être sous la varangue d’une de ses merveilleuses cases créoles que l’on voit au fil des balades.
D’un seul coup, grâce à ce cari, j’ai eu un peu plus chaud et c’était bon ! Puis, comme c’est une tradition à La Réunion, j’avais aussi amené un rhum arrangé ananas pour clôturer mon repas. Il existe mille sortes de rhum arrangé. Comme il existe mille visages créoles aux mille sourires.
Extrait du Carnet de vie de Maud Fontenoy, édité par le Comité du Tourisme de La Réunion
A voir
-- Musée de la Vraie fraternité
28, Bd. de la Providence
97400 Saint-Denis
-- Musée d’Antan Lontan
2208, chemin du Centre
97440 Saint-André
-- Musée Stella Matutina (Musée agricole et industriel)
6, allée des Flamboyants
97424 Piton Saint-Leu
-- Eco Musée du Bon Roi Louis
1, rue de la Marine
97442 Saint-Philippe
-- Maison du Peuplement des Hauts
Farfar Domoun Léo
5 bis, chemin du Petit Séminaire
97413 Cilaos