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Réunion > S'informer > Informations touristiques > Guide de voyage > Les Hauts de Saint-Gilles, Villèle et Maïdo

 Les Hauts de Saint-Gilles 

Voyez aussi :  Le Piton du Maïdo, Saint-Gilles , Saint-Paul


Le Musée de Villèle 

Cet ancien domaine colonial de plus de 10 hectares, situé au lieu-dit Villèle, près de Saint-Gilles-les-Hauts, date des années 1787. Il appartenait à une riche famille de colons, les Panon-Desbassayns, producteurs de café puis de canne à sucre.

Son histoire est surtout marquée par la personnalité de Madame Desbassayns qui dirigea le domaine et ses 400 esclaves d’une main de fer (c’est peu dire puisque, de l’avis d’un abbé de l’époque, ces esclaves travaillaient comme des bêtes de somme) jusqu’à sa mort en 1846.   

 

A l’extinction de la dynastie, en 1974, la propriété, symbole de ce que fut la colonisation de l’île,  fut transformée en musée par le Département. Elle comprend principalement la maison du maître, “les communs” (cuisines, hôpital  et dortoir des esclaves) et un splendide parc paysager, le tout étant bien entretenu.  

 

Des visites guidées de la demeure et de sa décoration sont organisées à intervalles réguliers (30 min.) et vous permettent de revivre l’épopée des colons, avec ses grandeurs et ses tragédies. Le visiteur appréciera aussi, entre autres, les porcelaines, le mobilier, les tapisseries et les évocations de Paul et Virginie, les personnages du célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre. 

 

Font partie également du domaine les ruines d’une sucrerie construite dans les années 1830 ainsi que la Chapelle Pointue, située à l’écart, où repose Madame Desbassayns. 

 

Accès : route de Saint-Gilles-les-Hauts (suivre le fléchage à partir du centre-ville). Tél. 02 62 55 64 10. 


La Chapelle Pointue 

La chapelle pointue, ainsi dénommée en raison de la forme de son clocher – une tour octogonale surmontée d’une flèche -, occupe une place particulière dans le patrimoine réunionnais et dans le coeur de la population locale.

Erigé en 1841, ce sanctuaire de la famille Desbassayns servait aussi à l’évangélisation des esclaves.  

 

Madame Desbassayns prenait en effet grand soin de l’éducation religieuse des esclaves, tout en refusant tout affranchissement, même à titre de récompense. .  

Chapelle Pointue, Villèle    © CTR/Reynaud


De nombreux mariages religieux d’esclaves y furent célébrés. Des noms de famille bien français étaient attribués aux esclaves mariés alors que, célibataires, ils n’étaient désignés que par des prénoms.

Aux yeux des Desbassayns, la francisation de leurs esclaves et la religion apparaissaient comme des moyens de  « moraliser » les mœurs des esclaves et de renforcer l’autorité des maîtres. La famille garda la même politique à l’égard des engagés, notamment indiens, qui remplacèrent les esclaves.

 

Premier bâtiment classé de La Réunion, la Chapelle Pointue constitue le premier témoignage sur l’île de l’architecture néogothique. 

 

Quasiment détruit lors du cyclone de 1932, l’édifice avait été entièrement reconstruit en 1933. Mais l’usure du temps et le travail des termites avaient terni la splendeur de ce lieu. Après de nombreux mois de travaux, la Chapelle Pointue a aujourd’hui retrouvé une seconde jeunesse. 

 

Accès : route de Saint-Gilles les-Hauts, direction Villèle 

  

La Chapelle la Misère  

Edifiée à la fin des années 1960, la Chapelle «la Misère» est un temple tamoul situé à Villèle et fait  partie du patrimoine local. Construit dans l’ancien camp des esclaves et des engagés, il doit son appellation aux cases qui l’environnaient. 

 

Le temple jouit rapidement d’une renommée qui tient surtout à la personnalité de son fondateur, le prêtre hindouiste Daniel Singaïny qui voulut faire de ce temple un lieu de culte, mais aussi le symbole de la résistance et du développement de l’hindouisme à Villèle 

 

Aujourd’hui, rénovée, agrandie et repeinte de couleurs vives propres aux temples tamouls de La Réunion, la Chapelle de la Misère est devenue un beau monument incontournable dans Les Hauts de Saint-Gilles.  

 

Outre les offices habituels, elle célèbre annuellement les trois grandes fêtes religieuses dédiées successivement aux déesses Marliemin, Pandiali (marche sur le feu) et Karli. 

 

Accès : Route de Villèle 

 

Village artisanal de l’Eperon 

L’éperon est un hameau situé près de Saint-Gilles-les-Hauts où des artisans se sont regroupés autour du site d’une ancienne usine. Les ateliers (céramiques, cuir, fleuristes, souvenirs,...) vendent leur propre production. 

 

Bassin Cormoran 

Dans la ravine Saint-Gilles, un sentier partant de la route vers Saint-Gilles-les-Hauts, après le théâtre  de plein air, mène à des chutes qui ont formé trois bassins successifs : Cormoran, Aigrettes et Malheur. Belle cascade et randonnée plaisante. Beaucoup de monde et de pique-niqueurs en week-end.

Voyez aussi : Saint-Gilles  

                      Saint-Paul
                      Le Piton du Maïdo


 

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