Les Avirons
Située dans les collines à l’ouest de l’île, la commune des Avirons n’a qu’une courte façade littorale - une bande de sable noir de seulement 150 m. - mais s’étire vers les hauts, jusqu’à Tévelave. Les centres d’approvisionnement de Saint-Louis et de Saint-Pierre n’étant éloignés que d’environ une vingtaine de minutes, les habitants des Avirons se considèrent souvent comme faisant partie du Sud de La Réunion. Les activités de la commune sont celles des Hauts : cannes à sucre, élevage, cultures maraîchères et fruitières. Les vergers y sont parmi les plus productifs de l'île.
Le père Martin
L’histoire des Avirons reste marquée par la personnalité du père Martin, nommé curé de la paroisse en 1879. Le père Martin entreprit de convertir et d’instruire les engagés hindous, cad les travailleurs immigrés engagés après l’abolition de l’esclavage. Les immigrés baptisés refusèrent de travailler le dimanche, ce qui suscita l’irritation des propriétaires terriens.
Traduit en justice puis relaxé, le père Martin fut interdit d'exercer son ministère et n’eut d’autre solution que de dire des messes clandestines dans les grottes du Tévelave. Il mourut de faim en janvier 1888. Sa tombe est encore aujourd’hui vénérée par la population locale.
Accès : le mausolée réservé aux anciens curés de la paroisse, juste derrière l'église du centre-ville.
Le Carmel
La commune des Avirons abrite le Carmel Notre-Dame-du-Grand-Large, le seul lieu de retraite de l’île, où l’on peut venir se recueillir et se ressourcer en silence, dans un cadre magnifique.
Tévelave
En matière de tourisme, le plateau de Tévelave (du malgache tava lavy : la grande forêt), situé dans les hauts à une dizaine de kilomètres du centre-ville, est le point fort des Avirons, parce que ce plateau de moyenne altitude est la porte d’entrée dans la grande forêt des hauts et notamment de la route forestière des tamarins.
Aujourd’hui, le quartier de Tévelave compte environ 1500 habitants et l’agritourisme s’y est développé. De nombreux coins sont disponibles pour le pique-nique.
Accès : suivre le fléchage à partir du centre-ville.
La route des Tamarins
 |
La route forestière des Tamarins va de La Petite-France (sur la route du Maîdo, dans les hauts de Saint-Paul) à Tévelave.
C’est l’une des plus originales de l’île, avec celle de Bébour-Bélouve à la Plaine des Palmistes.
Sur la route forestière, longue de quelque 30 kilomètres, on rencontre, selon l'altitude, toutes les variétés botaniques qui font le charme de la grande forêt des hauts (tamarins, cryptomérias, fougères arborescentes, orchidées sauvages,...).
Cette forêt est une réserve naturelle protégée, qui offre de nombreuses possibilités de randonnée aux marcheurs moyens.
La Glacière, le Piton Rouge (2.400 m. d’altitude) et le Grand Bénare (2896 m.) - destinations qui sont aussi accessibles à partir du Maïdo - feront le plaisir des randonneurs plus courageux.
Plusieurs aires ont été aménagées pour le pique-nique, mais il est interdit d'y faire du feu.
Accès : suivre la route après l'église du Tévelave |
L’Etang-Salé-les-Bains
Située entre Les Avirons et Saint-Louis, la commune de L’Etang-Salé est considérée généralement comme la porte d’entrée dans le Sud de l'île par l’ouest. Elle doit son nom à un petit plan d’eau jadis alimenté par les marées et remplacé aujourd’hui par un lac artificiel.
L’Etang-Salé est à l’origine un village de pêcheurs dont le peuplement s’est développé après que un million de filaos furent plantés, à la fin du 19e siècle, sur ses dunes afin de les stabiliser. Ces dernières décennies, L’Etang-Salé s’est considérablement modernisé et est depuis 1996 préservé du trafic routier de transit grâce à la déviation de celui-ci. Son caractère de zone résidentielle et de lieu de villégiature s’est accentué.
Les chaises du Gol, élément incontournable du mobilier traditionnel réunionnais, sont originaires de l’Etang-Salé. Ce sont des chaises dont l’armature était faite de filaos et l’assise de joncs tressés provenant de l’étang du Gol. Elles sont célèbres par leur grande solidité et leur confort. Des artisans de la région continuent de perpétuer cette tradition de qualité, même si aujourd’hui, ils sont imités un peu partout.
L’Etang-Salé se divise en trois zones : la station balnéaire, le centre-ville et l’arrière-pays montagneux.
Sur le littoral, la très longue plage de sable noir, habituellement plus tranquille que d’autres plages de l’ouest, et, plus au sud, le "gouffre" - une faille formant un couloir naturel dans la falaise basaltique où viennent se fracasser les vagues venant du large - sont les principales attractions. On pratique également le surf.
Deux fermes aquatiques - la Ferme Aquacole et Aquagol - se sont installées sur la commune de l’Etang-Salé depuis quelques années et sont ouvertes aux pêcheurs amateurs.
Dans les Hauts, plus frais que le littoral, se trouvent l’un des trois terrains de golf de La Réunion - un parcours de 18 trous, complété d’une piscine et de terrains de tennis, le tout au milieu de filaos – et la ferme aux crocodiles Croc Parc, un parc qui, avec plus d’une centaine de sauriens de provenance de Madagascar, constitue un but de promenade notamment à l’heure des repas de ces animaux.
Des aires de pique-nique sont aménagées au Croc parc ainsi que dans le parc de 2 ha de l’Office national des forêts, particulièrement apprécié à l’époque de la floraison des flamboyants.