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Saint-Philippe 

 

La commune de Saint-Philippe est située au sud-est de l’île entre l’océan et le volcan de la Fournaise. Son territoire est entièrement constitué de sols basaltiques plus ou moins anciens dans un climat chaud et humide, cause d’une grande diversité végétale.  

 

La partie montagneuse et les contreforts de moindre altitude sont occupés par une forêt primaire bien conservée, tandis que dans les bas, on rencontre des forêts marquées de l’empreinte de l’homme ainsi que des cultures de cannes à sucre, de palmistes ou de vanilliers (ceux-ci utilisant les filaos comme support). La forêt de Mare-Longue ainsi que le jardin des parfums et des épices sont des sites botaniques très visités.  

 

Bien que Saint-Philippe possède une importante façade littorale où se concentre la population et où prospère la pêche, son territoire fait partie administrativement des Hauts, ce qui permet à la commune de bénéficier des incitants au développement accordés à ces zones montagneuses. 


Sur la côte, les falaises remplacent les plages.

 

Saint-Philippe est spécialisé dans le tressage du vacoa, une plante proche des palmiers qui peut atteindre 7 m de haut. Les feuilles du vacoa ont jusqu’à 1,5 m. de long et sont utilisées notamment en vannerie (chapeaux, paniers, nattes, sacs à dos, couffins, ...) tandis que les fruits (pinpin) et les choux sont utilisés dans diverses recettes culinaires.  

 

Ce n’est qu’en 1986 lorsque la traversée du Grand-Brulé, à la limite entre Saint-Philippe et Sainte-Rose, a été asphaltée - tronçon parfois perturbé par les coulées de lave - que le contour routier de l’île a été achevé. 

 

Le Cap Méchant  

Le Cap Méchant est situé sur une côte frappée durement par la houle, d’où son nom. On le trouve en venant de Saint-Joseph, quelques kilomètres avant le centre-ville de Saint-Philippe.  

 

C’est l’un des panoramas les plus caractéristiques de la côte sauvage du Sud : des caps impressionnants, une houle puissante et souvent effrayante, des forêts de filaos et de pandanus, ...  Ce cap a donné son nom à un lieu-dit voisin. Le site est aménagé pour le pique-nique.
 

Accès : suivre le fléchage sur la RN2, à l’entrée de la commune  


Un peu plus loin sur la RN2, au lieu-dit Le Baril, vous trouverez les vestiges du Puits des Anglais, un puits en pierres taillées conçu vers 1815, à l’époque où l’île était sous le contrôle de l’Angleterre, pour recueillir l'eau douce dévalant les pentes du volcan. 

 

Le jardin des parfums et des épices  

Le Sud de La Réunion a une longue tradition en matière de cultures d’épices. Au 18e siècle, Joseph-Henri Hubert (1747-1825), savant botaniste et autodidacte, introduisit à La Réunion les plantes à épices. En 1796, il se rendit à l’île Maurice pour y rencontrer le célèbre botaniste Pierre Poivre et une amitié se noua entre les deux hommes. C’est à Joseph-Henri Hubert que l’on doit le lancement notamment de la culture de la muscade et du girofle à La Réunion. 

 

La visite du Jardin des parfums et des épices à Saint-Philippe s’impose à tout qui veut bien connaître La Réunion d’autrefois. Ce Jardin  de trois hectares se trouve au sein de la forêt de Mare Longue, sur une coulée volcanique vieille de 800 ans.  

 

Le long de sentiers bien entretenus, un guide maîtrisant parfaitement le sujet vous conduit à la rencontre de toutes les plantes à parfum et de toutes les épices qui ont été en vogue dans l’île, de façon familiale ou industrielle. On y découvre aussi quelques plantes florales endémiques rares. Les visites guidées et commentées d’environ 1h30 ont lieu 2 fois par jour, à 10h30 et 14h30, tous les jours.  


Accès : le rendez-vous est fixé devant l’Office de Tourisme (près de la mairie) qui se charge également de la réservation.  

 

La forêt de Mare-Longue  

La Réserve naturelle de Mare-Longue se situe sur les basses pentes du piton de la Fournaise entre 150 et 700 mètres d’altitude. C’est l’une des plus intéressantes forêts primaires de basse altitude de l’île, localement appelées « forêts de bois de couleur des Bas ».  

 

Toutes les espèces indigènes caractéristiques de l’ancienne forêt humide originelle (laquelle occupait jadis toute la région au vent de moins de 800 m d’altitude) y sont représentées et répertoriées. Avec de 5 à 6 m. d'eau de pluie par an et une température supérieure à 20°C, le climat est particulièrement favorable à la vie végétale. 

 

L’accès à l’intérieur de la réserve est réglementé, mais un sentier botanique aménagé et un guide botanique, en vente dans les librairies, avec tous les renseignements utiles permettent aux visiteurs d’en découvrir toutes les richesses. Beaucoup de troncs portent des affiches explicatives qui permettent aux visiteurs de s’y retrouver.  

 

Le parcours est relativement facile et accessible à tous. La promenade peut se faire en famille. Emportez de l’eau car il y fait toujours chaud. L’humidité ambiante est supportable. 
 

Accès : suivre le fléchage à partir de la RN2, entre la Marine et le centre-ville.  

 

Ancien port de la Marine 

L’ancien port de la Marine est bien visible de la RN2. Il serait l’un des plus anciens de la région Sud, après celui de Saint-Pierre. On peut encore y observer une ancienne rampe de halage ainsi que l’ancrage d’un vieux treuil.
Accès : le long de la RN2, tout près du Baril.  

 

Le puits arabe de Takamaka  

Situé quelques kilomètres après le centre-ville en direction de Sainte-Rose, au lieu-dit La Cayenne, le puits arabe de Takamaka a été creusé au 19e siècle par l’administration coloniale, sous les recommandations du botaniste Joseph Hubert. C’est un puit à gradins comme on peut en voir en Arabie, d’où son nom. Avec ses 15 m de long et ses 42 marches de pierre, c’est l’un des plus beaux du genre. 
 

Accès : prendre le chemin de “Takamaka” 2 km au Sud de la ville.  

 

Le port du Tremblet  

Un peu plus loin en direction de Sainte-Rose, le port naturel du Tremblet est désaffecté depuis longtemps. Les pêcheurs locaux avaient appris à utiliser la houle pour sortir leurs pirogues ou les tirer au sec. On en voit encore quelques vestiges.

Accès :
avant l’entrée dans le Grand-Brûlé, un sentier conduit au bord de l’océan.

 

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