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La recherche et comparaison d’hôtels avec Google 

Le présent article fait partie d’un ensemble qui fait le point sur les activités de Google dans le secteur des voyages et dont les différentes sections sont : 

       1. La recherche et comparaison des vols d’avion avec Google 

       2a. La recherche et comparaison d’hôtels avec Google 

       2b. Réserver un hôtel avec Google  
       3.
Les avis sur les hôtels et les restaurants avec Google 

       4. La recherche de locations de vacances et de chambres d’hôtes avec Google 

       5. Uber et le covoiturage urbain.

       6. La voiture sans conducteur de Google.
       7. L'assurance auto en ligne chez Google.


En matière d’hôtels, Google s’est limité pendant de nombreuses années à vendre ses annonces publicitaires au coût par click, comme pour tout autre thème. Mais, depuis 2011, son activité dans ce secteur particulier s’est considérablement transformée.

Alors que, sur la plupart des requêtes compétitives, les résultats du moteur de recherche sont déjà passés au second plan au profit des annonces publicitaires, Google y ajoute à présent une activité d’agence de voyage en ligne.

2011: Google hotel finder, plateforme de liens publicitaires.

Les comparaisons d’hôtels sont restées longtemps l’apanage des centrales de réservation comme Booking.com et Agoda, (qui font partie du groupe Priceline, tout comme d’ailleurs le comparateur de prix Kayak), Hotels.com, Venere et Trivago (qui font partie du groupe Expedia) ou HRS Hotel Reservation System ainsi que des agences de voyages en ligne (Expedia, Opodo,Ebookers,...).

En août 2011, quelques semaines seulement avant de mettre en ligne son comparateur de vols d’avion, Google a lancé son propre comparateur de prix des chambres d’hôtel, Google hotel finder.
 
A l’origine, le comparateur d’hôtels de Google n’était en fait qu’une mise en scène de liens commerciaux complètement dépourvue de contenu original. Il s’est trouvé néanmoins propulsé aussitôt en bonne place des résultats de recherche. Cela ne passa pas inaperçu à une époque où Google avait tendance à déclasser, dans les résultats de son moteur, de tels comparateurs sans contenu propre.

Au fil du temps, le nombre d’hôtels répertoriés dans le comparateur de Google s’est élargi et des avis de voyageurs sont venus étoffer le site.

Comme Google ne disposait pas d’avis de consommateurs, la société de Mountain View les a acquis auprès d’autres sources, en particulier en rachetant des entreprises, comme Frommer’s et Zagat, qui au fil des années avaient accumulé de tels avis dans le cadre de leurs activités.

Par la suite, Google a donné une plus grande visibilité à ses comparaisons d’hôtels en les intégrant purement et simplement dans ses pages des résultats de requêtes en matière d’hôtels. Comme pour les vols d’avion, l’espace dédié à ces comparaisons se positionne après les liens publicitaires (adwords) premium et avant tous les résultats non commerciaux.

Les comparaisons d’hôtels par Google se présentaient alors sous deux formes : celle d’un site internet Google hotel finder  et celle d’un espace intégré directement dans les résultats des requêtes du moteur Google. 

Dans les deux cas, il s’agissait de plateformes de liens payants et les comparaisons se limitaient essentiellement aux offres de centrales de réservation, notamment celles citées ci-avant. Parmi elles, booking.com (groupe Priceline) y prenait la part du lion.
 
La participation directe des établissements hôteliers à ce comparateur se réduisait à quelques rares groupes hôteliers, essentiellement le groupe français Accor (Sofitel, Novotel, Ibis et d’autres marques). Lorsqu'un hôtel indépendant était répertorié mais qu’il n’y avait pas d’offre de prix d’une centrale de réservation, Google soit affichait un lien envoyant l’internaute « vérifier la disponibilité sur le site web de l'hôtel » soit indiquait qu’"aucune option de réservation n'est disponible pour cet hôtel".
 
2015: Le système de réservation en ligne de Google.

En juillet 2015, un peu plus d’un an après avoir racheté Room77 (voir ci-dessous), Google a modifié profondément l’interface de son comparateur d’hôtel en l’alignant sur celui des centrales de réservation. On y trouve donc date d’arrivée et date de départ du client et les critères habituels de sélection (prix, catégorie, rating des clients,…).

Vous trouverez les illustrations de son fonctionnement ici.  

Le choix d’hôtels proposés semble en général sensiblement plus réduit que celui que l’on trouve dans les grandes centrales de réservation.


Pour la plupart des hôtels listés, le prix de la chambre est affiché ainsi que les données de base de l’hôtel (adresse, catégorie site web, téléphone, rating,…). Quelquefois, Google indique que l’hôtel est définitivement fermé; mais il arrive aussi que l’hôtel listé par Google ait cessé ses activités sans que ce soit indiqué. Google projette d’afficher d’autres informations notamment quant à la disponibilité gratuite du Wifi, aux possibilités de parking, de piscine ou autres. En général, la description de l'hôtel reste bien plus succincte que dans la plupart des grandes centrales de réservation.
 

Dans cette interface, le site web de l’hôtel est souvent indiqué. Mais, il arrive que ce ne soit pas le cas, entre autres si l’hôtel ne travaille pas avec une centrale de réservation et n’a pas de compte Google+.

 

Comme dans les versions précédentes du comparateur, la localisation de l’hôtel est indiquée par Google map.
 

Quant aux sites de réservation proposés, ils restent des liens payants et varient bien entendu selon les établissements concernés. Y participent non seulement les centrales de réservation mais aussi de grandes chaînes d’hôtels (Intercontinental y compris ses différentes marques telles que Holiday Inn et Crowne Plaza, Hilton, Marriot, Choice, Accor, Best Western, Starwood/Sheraton,…) pour leurs propres établissements.


Puisqu’il s’agit de liens payants, on y trouve aussi les grandes agences de voyages en ligne (Expedia, Priceline,…) et même d’autres comparateurs comme Kayak.
Lorsque plusieurs sites de réservation sont proposés pour l’établissement consulté, seuls les deux premiers figurent sur l’interface, les autres n’étant visibles dans une fenêtre pop-up que si l’internaute clique "afficher d’autres tarifs".


 

Une nouveauté majeure est que, pour certains établissements, l’internaute a la possibilité de réserver l’hôtel en ligne chez Google sans passer par une centrale de réservation et au lieu de le faire directement sur le site de l’hôtel ou en contactant celui-ci. L’internaute doit alors se connecter à son compte Google et payer avec Google Payments.

 

Cette possibilité de réserver en ligne sur le site de Google est limitée actuellement à un nombre extrêmement réduit d’établissements. Mais, elle pourrait se développer à l’avenir puisque Google espère voir des hôtels indépendants et des petites chaînes d’hôtels y adhérer. A cette fin, Google collabore avec les systèmes de réservation en ligne utilisés par ces hôtels, notamment Sabre (qui compte quelque 20.000 hôtels parmi ses clients), Seekda, Fastbooking (groupe Accor), et TravelClick.


Pour ces réservations, Google se rémunère par une commission sur les ventes effectives, abandonnant son système classique du coût au clic qu’il pratique depuis 15 ans. Le niveau de la commission perçue n’a pas été rendu public. Pour les autres liens commerciaux, la rémunération de Google reste au coût par clic, celui qui paye le plus est le mieux classé.

 

Par ailleurs, seule la version de Google hotel finder intégrée dans les résultats de recherche est maintenue. Il est mis fin à sa forme d’un site dédié. Le nom hotel finder disparait aussi.  

 

Chose unique: dans son centre d’aide aux internautes qui traite de sujets purement techniques de la recherche sur internet (par ex. le cache des pages web), Google a créé un page d'aide indiquant à l’internaute comment rechercher un hôtel. Or, cette page ne décrit nullement comment trouver un hôtel dans les résultats organiques du moteur. Au contraire, elle oriente l'internaute directement vers le comparateur commercial inséré dans la page de résultats de la recherche et lui suggère d'y faire la réservation. A aucun moment, elle n'indique qu'il s'agit de liens commerciaux payés par les annonceurs.

 

Dès sa création, cette page s’est trouvée propulsée en bonne position des pages de résultat du moteur, occupant notamment la place du défunt site hotel finder. Aucun autre thème de recherche ne fait l’objet d’une telle page "explicative".

 

Dans sa version actuelle, le comparateur d'hôtels de Google est donc un méta comparateur (c.à.d. un comparateur de comparateurs) constitué de liens commerciaux et complété, pour certains établissements, d’un système de réservation par l'intermédiaire de Google au lieu de le faire directement sur le site de l’hôtel.

 

L’ensemble est intégré au sein des résultats organiques du moteur. Le principal mérite de ce comparateur, c’est de figurer à une place bien en vue dans le moteur de recherche qui occupe une position quasi monopolistique en Europe et de ne devoir cette place privilégiée qu'au seul fait qu'il est un produit commercial de ce moteur.

 

Après avoir ainsi imposé son comparateur, Google cherche en outre à populariser son propre système de réservation en ligne. S’il y parvient, cela marquera un tournant majeur puisque Google ne sera plus seulement une régie publicitaire, mais aussi une agence de voyage en ligne pure et simple. A ce titre, il entre en concurrence avec les centrales de réservation et les agences de voyage.

 

Cette évolution est particulièrement malvenue pour Tripadvisor qui a en 2014 lancé lui aussi son propre système de réservation en ligne d’hôtels.

En savoir plus: pour connaitre les tenants et les aboutissants du comparateur d'hôtels de Google, voyez ici.

Room 77

Google ne s’est pas contenté du comparateur précité.  En avril 2014, il a acheté la licence d’exploitation de Room 77, un autre méta-comparateur, particulièrement performant, qui s’appuie sur une base de donné de quelque 200.000 hôtels mais qui surtout est propriétaire d’une application de réservation d’hôtel pour smartphones.

En matière de comparaisons de billets d’avion, Google a aussi, rappelons-le, son produit pour smartphones depuis le rachat en 2011 de ITA Software. 

Room 77 est une jeune entreprise créée en 2010 et basée en Californie, non loin du siège de Google à Mountain View. Début 2013, elle a reçu, à raison de $ 30 millions, le soutien financier d’Expedia. Son équipe  s’est renforcée la même année avec l’arrivée de Drew Patterson (un ancien de Kayak) et de ses associés qui avaient développé CheckMate, un programme qui aide les hôteliers à gérer les réservations faites sur smartphones.

C'est donc tout cela que Google a, à son tour, acquis en 2014. Bien qu’il soit prévu que Room 77 continue d’exercer son activité sous sa propre marque, une partie significative de son staff a rejoint celui de Google de sorte que l’achat de licence est fort proche d’un achat pur et simple de la firme, tout en sauvant peut-être les apparences vis-à-vis des hôteliers qui rechigneraient à travailler directement avec un opérateur tel que Google.

Willgoto, avril 2014. Mise à jour octobre 2015.


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Google a lancé son propre comparateur de prix des hôtels, Google hotel finder, en aout 2011 quelques semaines seulement avant son comparateur de vols d’avion.