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Comment référencer les sites multilingues ou internationaux (deuxième partie).
Le cas des sites de voyage et de tourisme.                        Partager

Dans la première partiede cet article, intitulée "référencement multilingue et international", nous avons vu que les moteurs localisent chaque site dans un pays - et dans un seul -, qu'ils le font sur base de critères conventionnels précis et surtout qu'ils donnent, dans les résultats des requêtes (SERPs), un bonus aux sites localisés dans le pays de l'internaute.

Les trois critères de localisation des sites sont, rappelons-le, le pays de l'extension nationale du site et, pour  les sites qui ont adopté une extension générique, soit le pays cible choisi dans le compte Google/Bing webmaster tools, soit, par défaut, le pays du serveur du site. Le ciblage géographique par le biais du compte webmaster peut se faire par "page" (c.à.d. le site entier, un sous-domaine, un répertoire ou une page particulière du site). Les types de pages admises dans un compte Google webmaster sont indiquées ici: https://support.google.com/webmasters/answer/34592?hl=fr
 
C'est sur ces principes que le référencement des sites multilingues et/ou  des sites internationaux (c.à.d. multi-pays) se fonde. Il consiste en trois phases: définir de façon non équivoque le pays cible de chaque contenu, localiser ces contenus dans les pays cibles conformément aux critères de localisation précités et puis le promouvoir par les techniques classiques du référencement. Ces mêmes principes entrent en jeu aussi dans le référencement des sites unilingues, même uni-pays.
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Ce sont ces trois phases du référencement des sites multilinues ou internationaux que ci-dessous, dans la deuxième partie de l'article, nous examinons en détail en prenant, à titre d'exemple, le cas des sites de voyage et de tourisme dans le monde. Pour une bonne compréhension de cette deuxième partie, il est indispensable d'avoir bien assimilé les principes du référencement multilingue et international exposés dans la première partie.

Les sites multilingues sont ceux qui ont des contenus en différentes langues, qu'ils visent le marché d'un ou de plusieurs pays. Les sites internationaux ou multi-pays (en anglais "multiregional sites") sont ceux qui s'adressent spécifiquement aux internautes de plusieurs pays dans une ou plusieurs langues.


A. Première étape du référencement: définir le pays cible du contenu

La première étape du référencement des sites multilingues et des sites internationaux consiste à définir clairement le ou les pays cibles du projet et à ne pas mêler des contenus destinés à des pays différents sur un même site (ou une même sous-domaine ou un même répertoire en cas de ciblage géographique de ceux-ci dans Google search console).

Cela peut paraître évident pour des contenus en différentes langues. Mais, c'est aussi d'application lorsqu'il s'agit de contenus dans une même langue s'adressant à des pays cibles différents. 

Un site (un sous-domaine ou un répertoire en cas de ciblage géographique Google search console) = un pays cible.

Le pays cible d'un contenu est le pays du public (ou clientèle s'il s'agit d'un site commercial) auquel le contenu est destiné en priorité. Ce n'est donc pas nécessairement le pays dont le contenu traite. Ce n'est pas non plus nécessairement le pays où l'entreprise/institution administratrice du site a son siège ni celui où elle exerce son activité. La cible étant la population d'un pays, il y a très souvent une relation directe entre la langue du site et son pays cible.

Exemples:
-- Site d'une entreprise espagnole proposant la location de yachts aux vacanciers français aux Baléares (Espagne): la langue du site sera normalement le français et son pays cible la France.
-- Site en français d'une agence du Costa Rica spécialisée dans la plongée sous-marine au Costa Rica: avec un tel site, l'agence prend pour cible la France, à moins que l'agence ne vise en priorité une clientèle canadienne.
-- Site en anglais d'un couple anglais installé depuis longtemps en France et proposant des chambres d'hôtes en Provence: le pays cible est le Royaume-Uni ou éventuellement les Etats-Unis (dans tous les cas, une extension .fr est donc inadéquate).
-- Site en néerlandais d'un propriétaire belge néerlandophone proposant la location saisonnière d'une villa sur la côte de la mer du Nord: le pays cible est en principe la Belgique ou les Pays-Bas selon que le propriétaire s'adresse en priorité aux vacanciers belges ou hollandais.
-- Site en anglais d'un hôtel de l'île Maurice d'un groupe hôtelier mauricien: le pays cible d'un tel site est un pays anglophone. Le webmaster choisira sans doute le Royaume-Uni, à moins que le webmaster ne vise en priorité la clientèle en provenance par ex. des Etats-Unis ou de l'Australie.
-- Site en espagnol destiné aux hispanophones vivant aux Etats-Unis: le pays cible est bel et bien les Etats-Unis. Si le site était destiné plus spécifiquement aux expatriés d'Amérique latine arrivant aux Etats-Unis, on pourrait comprendre que le webmaster choisisse un pays de langue espagnole, mais ce n'est pas le meilleur choix.

Le dernier exemple montre que la logique de l'algorithme des moteurs de recherche n'est pas toujours adéquate. Le webmaster concerné se consolera dans le fait que ses concurrents se trouvent devant le même dilemme.

Les administrateurs de site ne respectent pas toujours la règle un site = un pays cible. Ainsi, beaucoup de pays ont un portail officiel qui présente à la fois des contenus destinés à leurs citoyens et d'autres s'adressant aux non-résidents (touristes, investisseurs, immigrants potentiels,...) tout en étant localisé entièrement dans le pays auteur du portail.  Par exemple, gov.uk, sweden.se, denmark.dk, swissinfo.ch,.... 

Dans les pages de résultats des moteurs, de tels sites ne semblent apparemment pas trop pâtir de cette dualité de cibles, sauf sans doute sur une partie de leur longue traîne. Ces gros portails, dont les contenus font autorité dans leur domaine, bénéficient habituellement d'un référencement naturel très solide. Pour de tels portails, il ne serait d'ailleurs pas politiquement concevable qu'ils soient "localisés" à l'étranger, fût-ce même en vue d'un positionnement encore meilleur dans les moteurs de recherche. Pour d'autres sites, il serait illusoire de s'inspirer de ce cas particulier et imaginer pouvoir s'affranchir de la règle "un contenu = un pays".

 
D'autres sites officiels, comme ceux des ambassades, qui mêlent aussi des contenus destinés les uns aux résidents et les autres aux non-résidents, s'en tirent d'ailleurs moins bien. Dans de nombreux cas (hormis peut-être pour les grands pays fortement référencés), on rencontre en effet beaucoup de spams dans les résultats des requêtes qui les concernent.

B. Deuxième étape: localiser le site dans le pays cible choisi.

Une fois choisi le pays cible, il importe de localiser le site (le sous-domaine ou le répertoire en cas de ciblage de celui-ci par Google search console) dans ce pays puisque telle est la condition pour que le moteur lui donne un bonus. 

Le pays de la localisation du site = le pays cible du site.

Pour ce faire, le webmaster doit tenir compte de la façon (voir première partie de cet article) dont l'algorithme du moteur localise le site et garder à l'esprit que le moteur ne lui donne un bonus que dans un seul pays.

Le référencement international n'existe donc pas en tant que tel (c.à.d. dans le sens d'optimisation uniforme d'une même page dans les SERPs de plusieurs pays). Il consiste en réalité dans l'addition de référencement national de différents sites (ou de sous-domaines ou de répertoires en cas de ciblage de  ceux-ci dans Google search console) dans les différents pays concernés. Pour les sites multilingues, ce sont des pays de langue différente (ex. France, Allemagne, Royaume-Uni,...). Pour les sites internationaux (dits aussi  multi-pays), ce sont des pays où une même langue est pratiquée (ex.le français en France, Belgique, Suisse, Canada,...).

Pour ce faire, le webmaster a, on l'a vu, le choix entre une extension générique de domaine et une extension nationale. En ce qui concerne le format des URL, il dispose de trois options:
-- un domaine (example.com, example.fr, example.es,...) par pays cible
-- un sous-domaine (fr.example.com, es.example.com,...)  par pays cible si l'extension du domaine est générique
-- un répertoire (example.com/fr/, example.com/es/,...) par pays cible si l'extension du domaine est générique.

En d'autres termes, un projet multilingue ou international implique nécessairement la constitution de plusieurs sites (pour la plupart avec une extension nationale) ou, à condition de faire usage d'une extension générique (.com, .net, .info, .org, travel, .tv,...), de plusieurs sous-domaine ou de plusieurs répertoires.  


Chacune de ces trois structures d'URL précitées a ses avantages et ses inconvénients. 

La première option a le mérite de la clarté tant pour le moteur que pour l'internaute et est donc souvent recommandée. Elle peut toutefois devenir assez coûteuse. La seconde structure recueille parfois la préférence de ceux qui veulent afficher sur un seul site des contenus de différentes langues, qu'il y ait ou non plusieurs pays cibles par langue. La troisième convient en particulier aux sites dont les sections sont fortement liées entre elles et/ou soutenues par un référencement commun. En revanche, au contraire des deux premières options, elle ne permet pas d'héberger chaque version à proximité de son public cible en vue d'un temps d'affichage le plus réduit possible.

Aucune des trois structures n'est la meilleure dans l'absolu. Pour autant que le ciblage soit correctement effectué, chaque option satisfait aux besoins du référencement de sorte que le choix va se faire au cas par cas plutôt en fonction notamment du budget disponible et des modalités de gestion du projet. D'autres critères, par exemple des préoccupations de marque, de gestion de ligne éditoriale, de vitesse d'affichage, ou de perspectives de développement ultérieur à l'étranger influencent largement le choix. Il n'est pas rare de voir qu'une grande institution d'un pays passe d'une option à une autre alors que dans un autre pays, l'institution similaire fasse exactement le choix inverse à la même époque.

Pour nommer les sous-domaines et répertoires, on recommande souvent d'utiliser les codes ISO 3166-1 Alpha 2 pour identifier le pays et les codes ISO 639-1 pour identifier la langue utilisée. D'autres préfèrent employer les noms effectifs des pays (france, u
k, usa,...) ou les abréviations des langues (en, es, de,..)  et d'autres encore une numérotation purement conventionnelle. Il faut cependant garder à l'esprit que le nom du sous-domaine ou du répertoire est certes important pour la compréhension de l'internaute, mais qu'en aucun cas, il ne détermine la localisation effective de ce sous-domaine ou répertoire et donc son pays cible (ex. les sous-domaines be.example.fr et ch.example.fr sont bel et bien localisés en France et non en Belgique et Suisse respectivement).

En matière de balise rel="alternate" hreflang="x", l'emploi du code ISO correct est toutefois obligatoire. 

Voici à titre d'exemple les structures choisies actuellement en ce qui concerne les ambassades de différents pays.
-- les sites des ambassades des Etats-Unis sont des sous-domaines, par pays, de usembassy.gov (france.usembassy.gov, mexico.usembassy.gov,...) avec des versions linguistiques en sous-sous-domaines (french.france.usembassy.gov en français, spanish.mexico.usembassy.gov en espagnol,...). Les sites des ambassades d'Italie et d'Allemagne sont également des sous-domaines, mais leurs variantes linguistiques sont en sous-répertoires.  
-- les sites des ambassades du Royaume-Uni, qui avaient encore récemment la forme de sous-domaines, sont à présent des répertoires (gov.uk/government/world/france, gov.uk/government/world/mexico,...) et leurs variantes linguistiques également (gov.uk/government/world/france.fr en français,...). Même choix pour les sites des ambassades suisses, autrichiennes, espagnoles, belges et canadiennes.
-- les sites des ambassades françaises ont leur nom de domaine propre (franceintheus.org/, ambafrance-ca.org/,...) avec leurs variantes linguistiques en sous-domaines (fr.franceintheus.org/) ou plus souvent en sous-répertoire (ambafrance-ca.org/-English-). Les sites des ambassades russes ont aussi leur nom de domaine propre avec des variantes linguistiques en répertoire.

A présent, nous allons examiner comment mettre en oeuvre la localisation des sites dans les différentes situations possibles, en prenant les sites de tourisme et de voyage comme exemples.

Cas 1. Site unilingue et à pays cible unique.

C'est par exemple le cas de sites en français destinés aux internautes en France. Très souvent, le webmaster concerné choisit spontanément une extension en .fr et/ou héberge son site en France. Ce faisant, il fait un choix (parfaitement correct) de localisation, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Localiser un site unilingue dans un pays cible unique ne pose effectivement pas de problème particulier.

Attention cependant, s
i, pour une raison ou une autre, le webmaster précité a opté pour une extension générique et hébergé son site à l'étranger, son site en français destiné aux internautes français se trouve en fait localisé dans ce pays étranger. Il est impératif dans ce cas que le webmaster fasse usage de l'option de ciblage géographique de Google (et Bing) webmaster tools afin de géolocaliser son site en France en lieu et place de ce pays étranger, a fortiori si celui-ci parle une autre langue (ex. les Etats-Unis). Dans ce cas, la géolocalisation en compte webmaster reste indispensable même si le site francophone précité s'adresse à la francophonie dans son ensemble et pas seulement à la France. 

Cas 2. Site unilingue s'adressant à plusieurs pays (site international ou multi-pays).

C'est par exemple le cas des sites internationaux en français s'adressant aux internautes francophones de France et d'ailleurs. Deux possibilités s'offrent au webmaster.

a) Plusieurs sites (ou sous-domaines ou répertoires)

Le webmaster peut multiplier les sites et localiser chacun d'eux dans les différents pays cibles concernés (ou une partie d'entre eux): par ex. exemple.fr, exemple.be, exemple.ch. si le webmaster opte pour des domaines propres (ou fr.exemple.com, be.exemple.com... s'il opte pour des sous-domaines ou exemple.com/fr/, exemple.com/be/,... s'il opte pour des répertoires, avec ciblage géographique dans le compte Google webmaster dans les deux cas). Il dispose ainsi d'un site (ou sous-domaineou répertoire) localisé dans chaque pays choisi, chacun susceptible de bien se positionner sur son marché propre (bonus du moteur).

Si le contenu de chaque version diffère totalement ou en large partie, il n'y a pas de problème. Mais, si (cas beaucoup plus fréquent) le contenu est le même ou majoritairement le même, il y a contenus dupliqués que Google a tendance à déclasser (Google Panda et autre update). On évite cet écueil en utilisant la balise rel="alternate" hreflang="x". Cette balise permet à Google d'identifier les contenus de différents sites qui correspondent légitimement entre eux et de proposer aux internautes de chaque pays celui qui lui est destiné.

Cet attribut, que Google supporte depuis 2011, est un instrument important mis à la disposition du webmaster. Les indications fournies par ce biais constituent un signal pris en compte par l'algorithme de Google. Cependant, cet attribut ne se substitue
 -- ni à une localisation adéquate du site (en d'autres termes, dans l'exemple du site destiné au public français mais localisé aux Etats-Unis, tel qu'évoqué au cas 1 précité, l'usage de cet attribut 
n'est pas de nature à changer la localisation inadéquate du site concerné: la correction ne peut se faire que par le compte webmaster),
--
ni au travail habituel de positionnement du site (en d'autres termes, l'usage  de cet attribut ne détermine en rien la position du site dans les résultats des recherches, laquelle est déterminée par son référencement on page et en netlinking). 

Dans tous les cas, le positionnement de chaque site dans les résultats du moteur dépend de son propre référencement (backlinks). Une telle multiplication des sites peut parfois être lourde et onéreuse à entretenir. Cette charge se justifie par exemple s'il s'agit d'un projet de e-commerce (avec le cas échéant des particularités propres à chaque marché national et des possibilités de chiffres d'affaires supplémentaires) ou bien si les pays concernés ont chacun leur importance dans la zone linguistique concernée (par ex. les Etats-Unis et le Royaume-Uni dans la zone anglophone; idem pour certains pays de la zone linguistique espagnole).

C'est effectivement l'option choisie par les offices de tourisme du Royaume-Uni
(visitbritain.com), d'Angleterre (visitengland.com), et d'Ecosse (visitscotland.com) qui ont des répertoires destinés au public de chacun des principaux pays anglophones (USA, Canada, Australie, ...). De même, le site officiel du tourisme aux Etats-Unis (discoveramerica.com) se décline dans différentes versions en anglais pour le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et l'Inde.  

b) Site unique


Dans beaucoup de cas, au lieu d'administrer plusieurs sites qui risquent de demander un lourd travail d'entretien et de ne pas être tous suffisamment référencés, le webmaster se contente d'un site unique (sans répertoire ni sous-domaine géographique) sur lequel il concentre tous ses efforts de référencement. C'est cette solution que, par exemple, les sites du tourisme de Londres (visitlondon.com) et New York (iloveny.com) ont choisi: ils n'ont qu'une version en anglais pour l'ensemble du monde anglophone et l'ont localisé dans leur propre pays (le Royaume-Uni pour Londres et les Etats-Unis pour New York).

De même, un webmaster français pourra localiser en France son site en français destiné à l'ensemble de la francophonie sans rencontrer des difficultés insurmontables de positionnement dans les différents résultats nationaux francophones  (belgique, Suisse, Canada,...) du moteur.


Un site unique puissamment référencé est en effet susceptible de bien se positionner dans le pays où il est localisé, mais aussi dans les autres pays de la même zone linguistique où son référencement (y compris sa notoriété) peut compenser en tout ou en partie son handicap face aux sites locaux éventuels.

Cependant, si le projet émane d'un "petit" pays de la zone linguistique ou d'un pays extérieur à cette zone et que l'objet du site n'est pas spécifique à ce pays, la situation n'est pas aussi simple.

Prenons d'abord le cas de la Belgique (ou de la Suisse) en ce qui concerne la francophonie. Si le webmaster belge localise son site en Belgique, il bénéficie certes d'un bonus de référencement en Belgique. Mais il subit un handicap dans les plus grands pays de la zone linguistique où l'audience potentielle est quantitativement beaucoup plus importante (la France et dans une moindre mesure le Canada). Si le site n'a pas une spécialité propre ou un thème spécifique au petit pays, la concurrence locale risque d'être insurmontable dans le(s) pays dominant(s) de la zone linguistique concernée.


De ce seul fait, pour des raisons d'efficacité, un site unilingue originaire d'un pays minoritaire d'une zone linguistique a intérêt à être localisé dans un pays dominant de cette zone si son objet n'est pas spécifique au petit pays. Par exemple, malgré leur localisation en Belgique, le site de la ville de Bruxelles (bruxelles.be) et celui de l'office de tourisme bruxellois (visitbrussels.be) parviennent à bien se positionner en France et au Canada tandis que sur maints autres thèmes, un site francophone localisé en Belgique rencontre souvent des difficultés à bien se positionner en France et au Canada. 

En allemand, une même situation peut se rencontrer en Autriche et en Suisse vis-à-vis de l'Allemagne pour un site ciblant l'ensemble de la zone linguistique allemande.. 

Quant à l'anglais, il a la particularité d'être souvent choisi partout dans le monde lorsque l'administrateur du site souhaite s'adresser globalement à la clientèle étrangère. Si le projet n'émane pas d'un grand pays anglophone, qu'il soit l'oeuvre d'un "petit" pays anglophone ou même celle d'un grand pays extérieur à la zone anglophone (ex. la Chine), il importe, pour des raisons similaires à celles évoquées ci-dessus, que l'administrateur du site international en anglais veille à localiser celui-ci dans un pays anglophone majeur lorsque ce site s'adresse effectivement à une clientèle étrangère.   

Beaucoup d'opérateurs touristiques (par exemple, des agences de voyages réceptives, des hôtels,...) le font correctement, ne serait-ce qu'intuitivement en hébergeant leur site avec une extension générique aux Etats-Unis par exemple.

Malheureusement, d'autres perdent de vue cette préoccupation. Ainsi, il n'est pas du tout indifférent pour le référencement d'un contenu unilingue en anglais s'adressant à une clientèle internationale que le site ait une extension de domaine d'un petit pays anglophone, celle d'un grand pays anglophone ou celle d'un pays extérieur à la zone anglophone et, en cas d'extension générique, que le site soit hébergé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Inde, à Singapore, ou en Chine par exemple. Un ciblage géographique par le biais du compte Google webmaster dans un pays anglais majeur est alors bien souvent indispensable.

Une situation analogue peut se rencontrer également pour un site international en espagnol.


 

Cas 3. Site multilingue à pays cible unique.

Si le site multilingue s'adresse principalement à un seul pays (cas de pays multilingue comme la Suisse, la Belgique ou le Canada), le webmaster se trouve dans la même situation que le cas 1 ci-dessus, si ce n'est qu'il va mettre les différentes versions linguistiques en sous-domaines ou répertoire. Le site entier est à localiser simplement dans son pays cible.

Dès lors, l'extension .ch, .ca, et .be conviennent parfaitement pour des sites multilingues destinés à la population locale respectivement en Suisse, au Canada et en Belgique. Pour les sites avec une extension générique, la localisation dans ces pays se fait par un hébergement ou un ciblage Google search console dans le pays cible. 

Par exemple, les conseils de sécurité et de santé adressés par le ministère belge des affaires étrangères aux résidents belges, francophones et néerlandophones, projetant de voyager à l'étranger sont correctement localisés sur le site diplomatie.belgium.be.
 

Cas 4. Site multilingue et international (multi-pays).

Comme dans le cas 2 ci-dessus, l'administrateur du projet a le choix entre deux options: soit plusieurs sites, chacun "localisé" dans le pays cible, soit un site unique, nécessairement avec une extension générique, dont les répertoires ou sous-domaines sont localisés également chacun dans le pays correspondant. L'usage de l'attribut rel="alternate" hreflang="x" permet d'indiquer à Google les contenus équivalents dans les différentes langues et, le cas échéant, visant différents pays. Il est en outre recommandé de respecter les spécificités nationales des langues telles que l'anglais et l'espagnol. 

En matière de tourisme et de voyage, l'option du site unique est largement majoritaire et tend à le devenir encore davantage, sauf (partiellement) dans le secteur des compagnies aériennes et des centrales internationales de location de voitures. 

Dans le cas d'un site unique, pas mal de raisons, que ce soit par exemple le sentiment d'identité nationale ou la volonté commerciale d'afficher sa localisation physique, poussent l'administrateur du site à utiliser son extension de domaine nationale. On a déjà cité ci-dessus le cas des portails officiels nationaux (souvent unilingues d'ailleurs). Or, l'inconvénient d'une telle pratique, c'est de ne pas pouvoir géolocaliser à l'étranger les contenus qui lui sont destinés.

On retrouve aussi cette situation inadéquate dans les sites multilingues de quelques offices nationaux du tourisme, principalement ceux de la France (france.fr), la Croatie (croatia.hr), l'Ile Maurice (tourism-mauritius.mu), Abou Dhabi (visitabudhabi.ae), le Qatar (qatartourism.gov.qa), et l'Italie (italia.it), sous réserve que ce dernier pays entretient aussi d'autres sites destinés plus particulièrement au public de certains pays étrangers.

L'immense majorité des sites multilingues des offices nationaux du tourisme ont au contraire une extension générique. Ils ouvrent ainsi la voie à un référencement international optimal pour autant que leurs différentes versions soient localisées dans les pays cibles correspondants (ce qui, soit dit en passant, n'est pas toujours fait et reste à faire pour parfaire le référencement).

Certains de ces sites ont adopté l'extension générique .travel, extension introduite en 2005 et réservée au secteur des voyages. Ce sont par exemple le Canada (canada.travel), la Slovaquie (slovakia.travel), la Lituanie (lithuania.travel), la Lettonie (latvia.travel), la Roumanie (romania.travel), la Pologne (pologne.travel), la Géorgie (georgia.travel), les Seychelles (seychelles.travel), l'Egypte (egypt.travel), le Sri Lanka (srilanka.travel), l'Equateur (ecuador.travel), l'Argentine (argentina.travel), le Pérou (peru.travel), la Bolivie (bolivia.travel), le Chili (chile.travel) et d'autres. 

Les autres extensions génériques restent cependant très majoritaires. Les transferts vers l'extension .travel ne sont pas fréquents. L'Allemagne (germany.travel), la Roumanie (romania.travel) et tout dernièrement la Malaisie (malaysia.travel) figurent parmi les pays les plus récents ayant adhéré à cette extension.


Parmi les sites à extension de domaine générique, les uns ont mis leurs versions linguistiques dans des répertoires et les autres dans des sous-domaines.
 

Répertoires: l'Espagne (spain.info), l'Autriche (austria.info), la Suisse (myswitzerland.com), le Royaume-Uni (visitbritain.com), le Luxembourg (visitluxembourg.com), le Portugal (visitportugal.com),  l'Inde (incredibleindia.org), l'Afrique du Sud (southafrica.net), les Maldives (visitmaldives.com), le Brésil (visitbrasil.com), l'Australie (australia.com) et bien d'autres, dont la plupart des sites ayant choisi l'extension .travel.

Sous-domaines: le Népal (welcomenepal.com), l'Egypte (egypt.travel), et quelques autres.    


Etant donné la multitude de marchés cibles, plusieurs pays, notamment les Etats-Unis et la Thaïlande, utilisent actuellement une solution mixte: un site multilingue avec extension générique pour différents marchés et quelques sites supplémentaires pour certains autres marchés. 

En ce qui concerne les sites des institutions régionales et locales, plusieurs d'entre eux ont une extension nationale alors qu'ils ont des contenus multilingues destinés à des marchés étrangers, ce qui est en principe inadéquat. En France, c'est le cas par exemple actuellement des sites multilingues des Comités Régionaux de Tourisme d'Aquitaine (tourisme-aquitaine.fr) et de Lorraine (tourisme-lorraine.fr) ainsi que du site multilingue des départements du Var (visitvar.fr) et des Bouches-du-Rhône (myprovence.fr).

En France et ailleurs, des villes ont un site officiel avec l'extension nationale (paris.fr, london.gov.uk,...), tandis que le site de l'office de tourisme de la même localité (parisinfo.com, visitlondon.com,...) adopte une extension générique (soit dit en passant, quasi jamais l'extension .travel, adoptée par San Francisco, Cancun, Budapest et quelques autres seulement). Ce choix paraît approprié puisque le public cible de la ville est sa population locale et celui de l'office du tourisme les visiteurs étrangers. Il subsiste toutefois pas mal de cas dans le monde où les deux contenus sont présentés sur un site unique avec l'extension nationale.      

De tels sites officiels - offices nationaux ou locaux de tourisme - bénéficient généralement d'un référencement naturel puissant de sorte qu'on peut supposer que, s'ils font un choix inadéquat en matière de référencement international, ils n'en pâtissent pas trop. 

Pour les sites moins puissants du secteur privé (tour-opérateurs, location de vacances, chambres d'hôtes ou autres, voitures de location,...) qui font la même erreur, le handicap peut être insurmontable. Heureusement, ces cas sont très rares dans le secteur privé, la plupart des sites multilingues ou internationaux à vocation touristique ayant opté pour une extension générique. Encore faut-il, pour que le référencement soit optimal, que leur administrateur prenne soin de géolocaliser correctement leur différentes versions.  

En ce qui concerne les compagnies aériennes, la plupart des grands opérateurs ont appris à gérer la problématique multi-pays avec des versions adaptées aux pays et aux langues de leurs différents marchés. Seules, Qantas, Aeroflot, ANA et les compagnies de nombreux pays plus "petits" s'en tiennent encore à un site unique avec l'extension nationale malgré des contenus multilingues. L'extension .aero est très rarement utilisée par ces compagnies.

C. Troisième étape: faire le référencement on page et en netlinking.


Une fois le pays cible fixé et le site (sous-domaine ou répertoire) localisé dans son pays cible, seules les bonnes fondations du projet multilingue ou multi-pays sont posées. Tout le référencement classique on page et en netlinking de chaque site (ou sous-domaine ou répertoire) correctement localisé reste à faire. C'est cela en effet qui va assurer le positionnement effectif du site par rapport aux autres sites. 

En particulier, il est essentiel que les contenus de différentes langues soient référencés par des liens venant de sites dans les mêmes langues. Cela va de soi lorsque le webmaster a opté pour différents sites nationaux ou pour différents sous-domaines linguistiques. Mais, c'est tout aussi indispensable en cas de répertoires linguistiques/géographiques d'un site unique. L'avantage de cette structure-ci, c'est que le référencement commun se diffuse à l'ensemble du site. Mais, il ne dispense pas ses sections linguistiques d'avoir besoin de liens entrants dans chaque langue utilisée.

Faut-il aussi que les backlinks de chaque contenu proviennent de chaque pays cible? Dans sa communication, Google dit tenir compte de l'origine géographique des liens entrants. Celle-ci peut en effet être un signal (très) accessoire de la localisation du site (ou sous-domaine ou répertoire) concerné en l'absence d'extension nationale et de ciblage géographique via Google search console. Idéalement, les liens entrants de chaque sous-domaine ou chaque répertoire doivent non seulement être libellés de préférence dans la langue correspondantemais ils devraient donc aussi émaner majoritairement du pays cible concerné.

La ventilation géographique des liens entrants d'un site peut cependant être influencée par différents facteurs exogènes, y compris la taille des pays respectifs et le niveau de développement des médias dans ces pays. Il ne faut donc pas en surestimer l'importance.

© Willgoto 30 mars 2015, mis à jour février 2016.
 
Voyez aussi:
-- Le référencement multilingue et/ou international
-- Comment connaître le ciblage géographique de sites concurrents.


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Voyez aussi

International > Le référencement multilingue et/ou international
International > Guide de Willgoto

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Le référencement des sites multingues et/ou internationaux dans les moteurs de recherche. Cet article examine notamment comment localiser de façon optimale ces sites en fonction de leurs marchés.